Visiter le Nord Portugal et découvrir des racines familiales

Visiter le Nord du Portugal
- un voyage itinérant en quête des racines familiales -

Reportage photo de notre voyage en amoureux

– Mai 2019 Partie 3 –

En route pour notre road-trip en van aménagé et visiter le Nord du Portugal !

En mai dernier, nous avons entrepris un nouveau voyage en amoureux, à bord de notre maison sur roues de chez Van-Away. 
Tu peux (re)découvrir la première partie du voyage ici, consacrée à visiter les Pyrénées et le Pays-Basque français. 

Et la seconde partie dédiée à l’Espagne du Nord, ici

Comme je te l’avais précisé dans le premier article, l’objectif de ce voyage est de rejoindre les parents d’Alexandre dans le Nord du Portugal, là où est né et a grandi le Papa d’Alexandre. 

Nous avons donc pu profiter de ses connaissances et son expérience sur place, pour s’immerger pleinement et découvrir ce territoire authentique et magnifique. 

Sans plus tarder, voici donc la partie de notre Road-trip en van aménagé dans le Nord du Portugal. 

Voici l'itinéraire de notre road-trip en van aménagé au Nord du Portugal :

Jour 1 au Portugal :
Le parc National du Montesinho + Bragance

Comme tu peux le voir sur la carte ci-dessus, nous sommes arrivés au Portugal par le Nord-Est. 
Nous avons fait une halte précédemment en Espagne, à Las Médulas, et avons donc eu la chance de traverser le Parc National du Montesinho en mai. 
Les vallons étaient recouverts de fleurs jaunes, blanches et violettes, ce qui a sublimé le trajet. 

J’avais hâte d’arriver au Portugal. 

Depuis le temps que j’en entends parler, je rêvais de voir de mes yeux, de mesurer véritablement le poids des coutumes, l’authenticité, la beauté des paysages. 

Et dès les premiers instants, je fus servie !

A peine passée la frontière que déjà les statues religieuses et chapelles se montrent en bord des routes. Et dès le 2ème village, nous croisons deux mamies et un papi en tenues traditionnelles. 
Dans ce coin du Portugal, les traditions sont vraiment préservées. 

On arrive à Bragance. On ferait bien une pause. Mais la ville n’est pas des plus chouettes. On y sent la pauvreté, du moins dans le coin que l’on a vu. On trouve tout de même 2 pâtisseries (pâte filo et crème patissière ?) et un pain “moulé à la main qui dure longtemps”. 

Nous avons été surpris par le nombre de petites boutiques tenues par des personnes âgées (teinturerie, cordonnerie, etc.). 
J’ai vu aussi mes premiers azulejos. Et du carrelage sur les façades… cliché ! 

D’ailleurs, en parlant de cliché… le village après Bragance nous fait emprunter des routes pavées ! C’est pas une légende ! 

Nous poursuivons notre chemin dans les vallons jusqu’au P4N* repéré : un lieu tranquille vers des chapelles. On y fait le tour, c’est étrange cet endroit. Il y a effectivement plein de petites chapelles, des wc, des tables de pique nique, une fontaine avec de l’eau potable que les riverains viennent chercher. 
On découvre en fait que nous sommes en fait au Santuário de São Bartolomeu à Vimioso. Un sanctuaire où règne un vrai esprit convivial.

Étrange, mais on s’y sent bien. La vue est magnifique en plus. Une douche chacun derrière le van (sous le hayon cette fois ! cf notre péripétie en Espagne). 
On profite des tous derniers rayons de soleil. Puis de la nuit étoilée… 

* P4N = Park4Night, une application collaborative qui indique les endroits pour se poser, les services à proximité, etc. 

Jour 2 au Portugal : la magnifique Vallée du Douro

Suite du road-trip en van aménagé pour visiter le Nord du Portugal

 

La nuit a été très paisible. 
1er réflexe en ouvrant les yeux : soulever le rideau du pare-brise arrière pour admirer la vue. Wahou… 

On prend le temps de recharger le van en eau avant de partir. Pas mal de route nous attend aujourd’hui. 

Un arrêt rapide dans un village pour des courses d’appoint (et les wc publics). Et on s’enfonce dans la vallée du Douro. 

Les reliefs réapparaissent. Les villages semblent retirés de tout. Beaucoup d’anciens travaillent encore visiblement. Une vache broute tranquillement au milieu du village. Deux personnes dans une carriole tirée par un cheval. Le dépaysement est réel. 

On enchaîne les virages et à chaque tournant la vue sur les cultures de fruitiers et d’oliviers nous émerveille. 
On ne verra pas le Douro avant midi, et pas dans les meilleures conditions : à côté d’une centrale électrique. Peu importe, on s’arrête là manger. Avec le micro décalage horaire (1h), on a trop faim ! 

La suite du trajet est différent. Toujours beaucoup de vallons et vallées, mais sur les coteaux : des vignes. A perte de vue, sur des dizaines, et des dizaines et des dizaines de kms. Elles produiront le voisin pour le Porto (acheminée en bateau jusqu’à la ville depuis la nuit des temps). 

On s’arrête au Miradoro San Salvador pour admirer le fleuve passant au milieu des vignobles. Sublime. 
On parvient ensuite à son niveau, à Pinhao. Mais le village ne nous pas envie de s’y attarder davantage. 

On remonte et on quitte peu à peu la vallée du Douro, émerveillés, par ce paysage incroyable, également façonné par l’homme et Patrimoine Mondial de l’Unesco. 

Ce qui nous a surpris, c’est l’étendue de ce paysage. Diffciile de quantifier, mais c’est vraiment immense. 

Arrêt rapide à Amarante. Il paraît que cette petite ville est réputée pour ses pâtisseries, ça tombe bien, c’est l’heure du goûter ! 1€ la pâtisserie, on ne va pas s’en priver ! 

Après des kms et des kms de “civilisation”, nous rejoignons mes beaux-parents, dans le village où a grandit mon beau-père. On est tous excités de partager ces moments et de se retrouver. 

On pose le van devant la maison de la grand-mère d’Alexandre et son oncle vient nous retrouver sans tarder, les bras remplis d’oranges du jardin. 
L’ accueil chaleureux qui nous est réservé est révélateur de la convivialité qui anime le Portugal. 
Nous pourrons nous en rendre compte les jours à venir. 
Nous passons la soirée à Barcelos, dans un petit restaurant. Les plats sont copieux et très abordables. 

Barcelos (si vous savez, ville emblème du fameux coq !) semble être une bien jolie ville. On s’y plongera davantage jeudi, jour de marché. 
Quel bonheur d’être sur ces terres, et d’écouter toutes ces histoires de familles devenue ma famille. 

Jour 3 pour visiter le Nord du Portugal : l’incontournable Parc du Gerês !

 

1er réveil ici, en douceur. 
Finalement, les chiens (errants) que nous avons entendu aboyer hier soir se sont calmés et nous avons bien dormi. 

Le poissonnier est déjà dans la rue, pour déposer le poisson frais à domicile. 

Nous partons en van, pour le fameux parc du Gerês que j’ai hâte de découvrir, avec de bons guides connaisseurs du terrain. 

Effectivement, la route choisie est superbe. On longe le fleuve Cavado. Le relief est très présent. Et les gens vraiment accueillants, contents de partager et de savoir que là où ils habitent plaît aux touristes. 

L’oncle d’Alexandre nous avait également conseillé un petit resto pour déjeuner. Un resto pour ouvriers, bien marqué “Benfica” (ici le foot semble être une religion). Quelle ambiance ! C’est génial de pouvoir vivre cela. Et nous repartons en plus les ventres bien plein, pour 5€ par tête (boisson, soupe, plat, café). 

Une balade à pieds pour rejoindre une cascade, très agréable. Ça grimpe… on s’en doutait. Mais là c’est sûr, on ne va pas pouvoir faire de longues randos dans ces conditions. 
On arrive à la cascade : aaaah merveille !!! 
C’est ainsi que j’imaginais le Gerês : du reflief et des rivières transparentes, des cascades qui se jettent dans les piscines naturelles aux couleurs incroyables vertes et bleues. Superbe. Vraiment superbe. 

J’ai dit que c’était superbe ? Non parce que faudrait pas que j’oublie… parce que clairement, c’était superbe ! 

Ici la biodiversité est très protégée. Nous croiserons un cheval sauvage sur le chemin. Il paraît qu’il y a aussi des loups ibériques. 
La petite route au cœur de la forêt est superbe ! Nous en profitons en serrant les fesses car il n’y a plus beaucoup d’essence et la frontière espagnole (et donc la prochaine pompe) nous a semblé soudainement très loin. Ouf la voilà ! 
Cela nous permet de revenir sur le Portugal par l’autre côté du Parc du Gerês, en longeant le fleuve Lima. 

Arrêt à Lindoso, pour découvrir les espigueiros, greniers à grains ou à maïs, construits en granit et élevés sur pilotis. 
L’ensemble crée un étrange paysage. D’autant plus que chacune porte une croix, qu’un chien errant nous accueille, que nous y croiserons des brebis et 3 chevaux sauvages. 

Nous poursuivons ensuite ensuite jusqu’à Ponte de Lima, très charmante petite ville, avec un long pont médiéval enjambant le Lima. 

Puis nous rentrons profiter de la famille (et pour ma part rencontrer les cousins et cousines !). 

Jour 4 au Portugal : Barcelos

 

Nous débutons cette journée par un tour du village, pour qu’Alexandre retrouve quelques souvenirs d’enfance, et faire quelques courses d’appoint. 
Nous retrouvons la tante d’Alexandre au café du village, c’est une institution ici, le café est toujours le lieu où le gens se retrouvent, parlent,… C’est ça aussi visiter le nord du Portugal, prendre le temps de flâner au rythme des habitants.  

J’ai ensuite la chance de pouvoir visiter l’atelier de poterie de la ruelle où nous dormons, des amis de la famille. 
L’atelier est grand. Certaines pièces sont industrialisées mais beaucoup se font encore à la main. Le patron fabrique une pièce devant moi. C’est exaltant la façon dont il arrive à façonner la terre. La pièce prend forme sous ses doigts, la structure, les dessins. Quel joli moment. 

On part ensuite pour Barcelos. C’est jeudi, jour du grand marché. A inclure dans votre circuit si vous voulez visiter le Nord du Portugal.

Sur la route, nous nous arrêtons dans une cantine, pour déjeuner, un menu pour 5€. Pour moi, ce sera Vitela Estufada, du veau délicieusement accompagné de pommes de terre cuites dans le jus. Délicieux ! La soupe de légumes aussi. Ils y laissent beaucoup de morceaux (notamment de choux, très utilisé ici). L’ambiance est bruyante, le rythme est intense. C’est extra de vivre ça ! Sans mon beau-père, nous n’aurions certainement pas osé nous arrêter là, et nous aurions eu bien tord, nous nous sommes régalés !

Allez, on va à la foire de Barcelos. 
C’est immense ! Et on y vend de tout. Artisanat, produits alimentaires… De nombreuses mamies viennent vendre les produits de leur jardin, du non calibré, du vrai de vrai ! 

On retrouvera la tante d’Alexandre qui vend ses poteries. Nous repartons avec bonheur avec de nouveaux saladiers colorés. 

Sur la marché, ça grouille de partout. Du Made In Portugal, de la contrefaçon, des prix dérisoires. 
On profite ensuite d’être là pour visiter la très jolie petite ville de Barcelos. Des rues piétonnes, des azulejos. Et les souvenirs de mon beau-papa. 

Jour 5 au Portugal : Porto

 

Aaaah ! on y est ! depuis que je sais que l’on va visiter le nord du Portugal, je trépignais d’aller à Porto ! 

Mais d’abord, on s’arrête à Matosinhos, pour déjeuner. Dans cette petite ville accolée à Porto, arrive du poisson frais… qui passe directement de la marina aux restaurants de l’autre côté de la rue. Les restaurants font griller ce poisson directement dans la rue. Difficile de trouver plus frais ! 
On mange du sabre noir, délicieux poisson à chair blanche. 

Enfin, on file à Porto. 

Ce soir on est invités dans la famille, ça sera une visite express de la ville. 
Et ça monte, et ça descend, et ça remonte, ça n’arrête pas à Porto, on muscle mollets et fessiers. 

On dirait une ville méditerranéenne, avec son aspect un peu vieillot, sali, populaire… et toutes ces couleurs qui se côtoient. 

On visite d’abord le “haut”, les églises et cathédrale, la fameuse gare et ses superbes azuleijos, la rue la plus commerçante (Ste Catherine)… et le quartier des ouvriers. 

Ce quartier des ouvriers ressemble à un petit village, avec des maisons de 9m², les wc et les douches à l’extérieur, de toutes petites ruelles, du linge qui sèche dans chacune, et un calme incroyable à deux pas de l’euphorie de la ville. 

On échange (enfin, surtout mon beau-père) avec une Mamie qui nous explique ce quartier, les transformations qu’elle a fait dans sa maison pour réunir deux maisonnettes, elle semble heureuse de nous partager la richesse de ce quartier oublié des touristes. 

Nous rejoignons ensuite le fameux pont Luiz.

Pas sûre que de savoir qu’il a été conçu par Eiffel suffise à faire taire mon vertige… C’est un magnifique ouvrage qui enjambe le Douro. 
Je suis prise de vertige quand je le sens vibrer au passage du tram. Pourtant, que c’est beau ! 
J’essaie d’en profiter de regarder malgré tout cette vue superbe, dur dur. 

On surplombe d’un côté les caves de Porto, et d’un autre la vieille ville et toutes ses couleurs. 
Nous redescendons ensuite au milieu des caves. Quelques vestiges de bateaux remplis de tonneaux rappellent comment le raisin de la vallée du Douro est acheminé ici. 

On retraverse ensuite le Douro par le bas du pont (ah, ça va mieux à cette hauteur) pour rejoindre la vieille ville. C’est très vivant et ça donne envie de revenir juste ici en week-end pour flâner. 
Des restos, des couleurs, du linge aux fenêtres, des toutes petites rues, plein de charme vraiment. 
Mais on a tellement couru que je n’ai pas l’impression de m’être imprégnée de Porto. Il va falloir digérer. Et revenir. 

Jour 6 au Portugal : la côte du nord du Portugal

 

Aujourd’hui, nous avons demandé à pouvoir prendre du temps tous les deux. La fatigue se fait vraiment sentir. 15 jours que nous sommes partis, et on n’a pas arrêté. Le rythme est intense. 
Alors on s’est prévu une journée cool, le long de la côte.

Direction Esposende. On tombe sur le marché : 0,20€ la salade, 0,80€ le kilo d’abricots, ça donne envie de repartir avec tout l’étal. 
J’ai l’impression que là aussi, beaucoup vendent la production de leur jardin. Que des femmes derrière les stands cette fois. 
On tourne un peu pour trouver une viennoiserie et se poser boire un café, puis on repart en longeant la côte. 

A Esposende, le Rio Cavado se jette l’Océan. Cela crée une jolie atmosphère. Il y a de jolies balades à faire paraît-il ici. 

Nous arrivons ensuite dans un petit village de pêcheurs, à Apulia, au milieu des dunes. 
Plusieurs anciens moulins surplombent la mer. 
Avec l’océan qui roule ses vagues, on se croirait en terre sauvage. 
Personne, hormis de rares promeneurs, sur ces plages magnifiques. Il faut dire que l’air est frais, et l’océan sûrement encore plus. 

On continue jusqu’à Povoa de Varzim, où on s’arrêtera manger. Povoa est réputée pour être une station balnéaire. La plage est grande et belle. Mais ce n’est pas ce qui nous attire, alors nous passerons vite notre chemin. 

Nous voilà confrontés à la difficulté d’harmoniser nos besoins. Je ressens le besoin de me poser, de ne rien faire. Alexandre a la bougeotte. 
On pousse jusqu’à Vila do Conde à la recherche d’une glace artisanale… et on ne trouve toujours pas.. et on ne se pose toujours pas… et l’heure tourne (on est encore invités à manger soir, cette convivialité portugaise fait vraiment chaud au cœur, mais là, j’aurais bien besoin de ne rien faire). 
Alexandre m’emmène mettre les pieds dans le sable et l’océan à Apulia. 10 minutes qui me font un bien fou. 

Nous passerons à nouveau une bien belle soirée en famille. L’oncle d’Alexandre a sorti des photos de famille, mon cœur bat la chamade ! Souvenirs partagés, quel bonheur. 

Jour 7 au Portugal : un petit bilan de ce séjour qui nous a permis de nous imprégner et visiter le nord du Portugal

 

Dernier jour au Portugal. Alexandre est parti faire quelques courses dans le village. J’en profite pour prendre un peu de temps pour moi, assise au soleil, à écrire ce journal. D’ordinaire, j’écris chaque soir, mais ici, nous passons les soirées en famille et en profitons un maximum, rares sont les moments off. 

Nous allons rejoindre de la famille au restaurant, à Povoa. Sur la route, nous nous arrêtons voir un magnifique point de vue, en haut d’un sanctuaire, un lieu rempli de souvenirs pour la famille. 

Ce repas en famille est aussi l’occasion de parler du Portugal et de toutes les questions que l’on se pose depuis des jours : 

  • comment les restos peuvent vivre en vendant si peu chers leurs menus ? oui, pour nous c’est vraiment très abordable. En revanche, le salaire moyen au Portugal serait d’environ 800-850€ par mois. Alors, ces tarifs sont en cohérence avec leur coût de la vie. 
  •  quel est le système de santé ? tout est payant, et très cher, et les délais de prise en charge extrêmement long si l’on passe par l’hôpital (un moyen de ne pas payer hors de prix) 
Bon, cela remet dans mon esprit les choses dans son ensemble. 
Nous avons également remarqué qu’il y a un besoin criant en terme de 
– prévention de santé (beaucoup de Portugais ont du diabète et/ou du cholestérol, des maladies qui seraient d’ailleurs prises en charge par le système de santé),
– prévention écologique (pas ou peu de tri des déchets, beaucoup de plastique laissé dans la nature,…)
– et sur la place des animaux (chiens errants ou tenus en cages, chats non stérilisés pour la très grande majorité, …).
 
Je n’ai pas demandé comment se passe la retraite, mais à voir le nombre de personnes âgées qui travaillent encore, cela pose question. Il paraîtrait que beaucoup ont travaillé sans être déclarés, souvent sans même le savoir… et se retrouvent donc aujourd’hui sans prise en compte de ces années de travail. 
 
Nous ressentons aussi à quel point la population a pu se sentir privée de modernisme pendant la dictature, et le besoin pressant de “rattraper” les pays voisins. 
Cette émergence s’est passée à toute vitesse, créant un décalage important entre l’envie d’accéder à des signes d’évolution, et la possibilité de les intégrer. 
Beaucoup de familles vivent à crédit, au dessus de leur moyens. C’est la raison pour laquelle il y a tant de voitures très récentes d’occasions à vendre, les propriétaires ne pouvant plus assumer les traites. 
Une multitude de détails montrent ainsi le besoin urgent de sortir de la dictature, et les conséquences sur la population. 
 
Le Portugal nous laisse toutefois une très belle impression. Les jolis paysages vallonnés du Nord, l’accueil et les sourires de ses habitants, l’importance des valeurs famille et travail.
(valeur famille au point que les adultes vivent sous le même toit que les parents, tradition qui tend à disparaître avec la nouvelle génération). 
Et le contact très facile avec la population. On ressent l’importance de la proximité, d’être en lien. Le foot, le café, la religion, sont autant d’espaces de rencontres et de cohésion. Mais aussi le passage régulier du poissonnier et du primeur dans les villags, contribue à ce précieux lien social. 
La place des traditions aussi (qui tendent à être moins oppressantes pour la nouvelle génération qui s’en émancipe), et de l’artisanat.  
 
Bref, un bien joli pays de l’extérieur (environnement) et de l’intérieur (population). 
Mais je reconnais la chance que j’ai de le découvrir en tant que touriste, pouvant ainsi profiter du coût de la vie moins élevé, tout en profitant en France d’un système de santé, retraite, législatif, etc, qui me protège. 
 
Pour notre dernière après-midi ici, nous partons flâner à Braga en amoureux. Une glace, un verre en terrasse… prendre le temps de savourer ce qu’on vit et se reposer un peu. 
Mes parents nous rejoindront pour partager notre dernier repas au Portugal (pour cette année, on compte bien revenir). 
Et nous rentrons tôt, pour s’assurer de voir la famille, les remercier et leur dire au-revoir. 
Émotions… quel accueil ♥

Jour 8 : départ du Portugal… poursuite de notre Road-trip

 

Et voilà, nous quittons le Portugal. Non sans avoir fait le plein d’oranges, de nèfles, de poteries. Merci la famille ♥

Dernier arrêt pour acheter un croissant/pain au lait (oui, au Portugal, les croissants ont une texture de pain brioché), et c’est parti pour longer la côte jusqu’à la frontière espagnole. 

Une dernière occasion pour moi d’admirer l’architecture portugaise, rectiligne, les forêts d’eucalyptus, et les jardins si bien entretenus. Et pour Alexandre, la succession de voitures hors de prix. 

Un rapide coup d’oeil à Viana do Castello, ça a l’air mignon, mais on a envie d’avancer après cette semaine sans itinérance. 

Un stop à Caminha pour espérer prendre le ferry (3€ pour une voiture, 1 ou 2 € par personne, ça ne se refuse pas), mais il ne vogue pas aujourd’hui. 
Nous rejoindrons la frontière espagnole en faisant le tour du Rio Minho. 

Et pour découvrir la suite du voyage, dans le Nord Espagne, c’est dans cet autre article

Merci d’avoir suivi cette aventure ! Nous nous réjouissons déjà de repartir cette année avec notre partenaire de confiance, Van-Away ! Alors à bientôt pour de nouvelles découvertes ♥

Vous avez prévu des vacances en famille prochainement, et vous souhaitez en conserver le souvenir, tout en profitant de chaque instant ? 

 

J’ai pensé à tout pour que vous n’ayez rien à sacrifier : 

Lire le dernier article consacré au reportage de vacances : 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.